Le plan d’eau de Gréoux-les-Bains a toujours été un lieu emblématique de notre commune : un espace de promenade, de fraîcheur et de convivialité, apprécié autant par les habitants que par les visiteurs. Se balader à l’ombre des arbres, profiter du calme au bord de l’eau, partager un moment en famille — ce lieu faisait partie de notre identité.
Aujourd’hui, chacun peut constater sa dégradation progressive. Les abords des cheminements piétons sont envahis par une végétation non maîtrisée, rendant certains passages difficiles et favorisant la prolifération d’épillets dangereux. Le lit de la rivière s’est envasé, l’eau est devenue peu profonde et envahie par les algues. Ce qui était un lac agréable s’apparente désormais à un marécage, avec des roseaux envahissants et des zones stagnantes propices au développement des moustiques.
Dans un contexte de réchauffement climatique, cette situation n’est pas anodine. La prolifération des moustiques constitue un véritable enjeu sanitaire. La commune ne peut pas se contenter d’observer. Elle doit agir.
Nous proposons un plan de restauration complet en concertation avec GEMAPI (DLVA) : curage et remise en état du plan d’eau, gestion raisonnée de la végétation, réaménagement paysager des berges, sécurisation des cheminements et valorisation écologique équilibrée. La forte mobilisation citoyenne à travers la pétition pour sauver le plan d’eau montre que les Gryséliens sont attachés à ce lieu. Il est temps de répondre à cette attente.
Le retrait de la commune du Parc naturel régional du Verdon est une décision lourde de conséquences. Le refus de moderniser une station d’épuration devenue non conforme aux normes environnementales a conduit à cette exclusion.
Il est difficilement compréhensible que « Gréoux – Porte des Gorges du Verdon » ne fasse plus partie du Parc. Mais au-delà de l’image et de l’attractivité, une question essentielle se pose : une eau qui ne répond pas aux exigences environnementales du Parc est-elle acceptable pour les habitants de notre commune ?
La modernisation de la station d’épuration, c’est un investissement pour la santé publique, la qualité de vie et la préservation de notre environnement. Elle conditionne également l’accès à des financements et à des projets structurants dans les domaines de l’agriculture, de l’écologie et du développement durable, aujourd’hui compromis par notre sortie du Parc.
Notre engagement est clair : engager rapidement la modernisation de la station d’épuration avec la DLVA afin de permettre à Gréoux-les-Bains de réintégrer le Parc naturel du Verdon et de retrouver pleinement sa place au cœur de ce territoire d’exception.
Les forêts occupent une part essentielle du territoire de notre commune. Elles font partie de notre patrimoine naturel, de notre paysage et de notre qualité de vie. Mais elles sont également fragiles.
Notre situation géographique expose particulièrement nos massifs aux risques d’incendie. Par ailleurs, certaines pratiques d’exploitation laissent derrière elles des amas de branches, des zones encombrées et des sous-bois denses qui augmentent le risque de départ de feu.
Nous souhaitons renforcer la surveillance et la gestion de nos espaces forestiers. Cela passe par la création d’une garde forestière communale chargée de :
prévenir les incendies et sensibiliser la population,
surveiller les dépôts sauvages d’ordures,
contrôler et encadrer les pratiques d’exploitation,
accompagner les opérations de reboisement et d’entretien durable.
Protéger nos forêts, c’est protéger notre sécurité, notre environnement et les générations futures. Une politique forestière responsable n’est pas une option : c’est une nécessité pour l’avenir de Gréoux-les-Bains.